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Le blog de voyages en France de Gérald Oziel.

Partez à la découverte de la nature et des paysages de France grâce à mes plus belles photographies...

Visiter la réserve du polder de Sébastopol sur l'Île de Noirmoutier.

La réserve naturelle régionale du polder de Sébastopol en Vendée est devenue un sanctuaire pour de très nombreuses espèces d'oiseaux. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

La réserve naturelle régionale du polder de Sébastopol en Vendée est devenue un sanctuaire pour de très nombreuses espèces d'oiseaux. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

"Polder" est un mot d'origine néerlandaise qui désigne une terre gagnée sur l'eau par endiguement et drainage. Celui de Sébastopol a été conquis sur l'océan au milieu du 19 ème siècle pour procurer de nouvelles terres aux agriculteurs noirmoutrins. Mais l'exploitation agricole de ce petit territoire ne durera que 130 ans environ. En 1978, la digue principale, mal entretenue, cède sous les assauts d'une violente tempête. Pendant plusieurs jours, l'eau salée s'infiltre loin dans les terres, les rendant impropres à la culture pour très longtemps... Les autorités locales décident alors d'acquérir le polder pour assurer un meilleur entretien des digues et y développer un tout nouveau projet: faire de Sébastopol un espace naturel protégé.

Comme d'habitude dans ce blog consacré aux voyages en France, vous avez la possibilité de ne voir que les photos, en cliquant sur la première image et en les faisant défiler grâce aux curseurs latéraux. (Uniquement sur ordinateur.)

Les prairies humides du polder de Sébastopol. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

Les prairies humides du polder de Sébastopol. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

Une fois le projet entériné, d'importants travaux de terrassement sont réalisés pour attirer les oiseaux et favoriser leur nidification. Les routes communales sont remplacées par des sentiers piétonniers et cyclables. Les prairies alentours  ne seront plus cultivées mais simplement entretenues par un troupeau de vaches maraichines, une race emblématique du patrimoine agricole vendéen. 

Et c'est un vrai succès. En quelques années seulement, l'endroit devient un véritable sanctuaire pour de nombreuses espèces d'oiseaux: Vanneaux, avocettes, tadornes de Belon, chevaliers gambettes, mouettes, sternes caugek et pierreguarin pour ne citer que les plus faciles à observer. Au total, on y recense pas moins de 170 espèces dont une quarantaine nicheuse.  

En 2008, le site acquière le statut de réserve naturelle régionale.

Les mouettes mélanocéphales s'envolent. En toile de fond, un taureau et deux vaches maraichines ruminent paisiblement. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

Les mouettes mélanocéphales s'envolent. En toile de fond, un taureau et deux vaches maraichines ruminent paisiblement. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

Un couple de tadornes de Belon survole la réserve à vive allure.  (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

Un couple de tadornes de Belon survole la réserve à vive allure. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

Le chevalier gambette niche en petit nombre sur la réserve. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

Le chevalier gambette niche en petit nombre sur la réserve. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

Cet espace protégé mérite d'être visité tout au long de l'année, mais c'est en pleine période de reproduction avicole, d'avril à mi-juillet que je vous conseille d'aller y faire un tour. A seulement quelques dizaines de mètres de vous, sur les îlots aménagés, des milliers d'oiseaux répètent leurs parades nuptiales, se disputent un territoire, s'accouplent ou nourrissent déjà leurs petits dans un indescriptible concert de piaillements. Envoutant...

 

Sur les îlots, il n'y a pas beaucoup de place et les oiseaux nichent très près les uns des autres, pour le plus grand bonheur des photographes. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

Sur les îlots, il n'y a pas beaucoup de place et les oiseaux nichent très près les uns des autres, pour le plus grand bonheur des photographes. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

Accouplement de mouettes rieuses. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

Accouplement de mouettes rieuses. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

La parade nuptiale des sternes pierregarins. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

La parade nuptiale des sternes pierregarins. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

Par dessus votre tête, les sternes (parfois appelées hirondelles de mer) partent pêcher dans l'océan voisin et reviennent le bec chargé de menu fretin pour nourrir les petits. Au bord du canal, des photographes animaliers armés de tromblons plus longs les uns que les autres, tentent de leur tirer le portrait.

La sterne caugek revient de l'océan voisin le bec chargé de petits poissons pour toute la famille. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

La sterne caugek revient de l'océan voisin le bec chargé de petits poissons pour toute la famille. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

Plus tard dans l'année, alors que tous les juvéniles ont déjà pris leur envol, les îlots de la réserve de Sébastopol changent de locataires et deviennent des reposoirs pour d'innombrables oiseaux migrateurs que la marée montante chasse de la Baie de Bourgneuf.                                                                                             

En été, les aigrettes garzettes sont présentes en nombre sur la réserve. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

En été, les aigrettes garzettes sont présentes en nombre sur la réserve. (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

Comment se rendre à la réserve?

Venant du continent par le passage du Gois, la réserve de Sébastopol se trouve sur votre droite dès que vous entrez sur l'Île de Noirmoutier. (Bien évidemment, si vous arrivez pendant une marée haute, vous devrez faire le tour par le pont.)

Si vous passez par la chaussée submersible, Pensez à bien surveiller les horaires des marées. Chaque année plusieurs dizaines de véhicules de touristes imprudents sont détruits par l’ océan.

Ensuite, montez sur la digue et avancez jusqu'au calvaire et les panneaux pédagogiques. De là, Le point de vue sur la Baie de Bourgneuf est spectaculaire.

Pour visiter la réserve, suivez la digue (celle perpendiculaire à la route submersible) jusqu'à l'aire de reproduction des oiseaux marins puis retour par le même chemin. Vous pouvez aussi faire la petite randonnée proposée dans le lien ci-dessous. 

Alors, à vos jumelles et bonne balade...

L'une de mes plus belles photos d'oiseaux. L'envol des avocettes sur l'étang du vide à Sébastopol. Moment inoubliable... (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

L'une de mes plus belles photos d'oiseaux. L'envol des avocettes sur l'étang du vide à Sébastopol. Moment inoubliable... (Photo: G. Oziel. Copie interdite pour tous pays.)

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