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Le blog de voyages en France de Gérald Oziel.

Le blog de voyages en France de Gérald Oziel.

Partez à la découverte de la nature et des paysages de France grâce à mes plus belles photographies...

Aigrette garzette, gros plan sur l'un des petits hérons blancs de nos marais.

Un groupe d'aigrettes garzettes en compagnie d'avocettes élégantes, photographiées sur l'Île de Noirmoutier, en Vendée.(Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

Un groupe d'aigrettes garzettes en compagnie d'avocettes élégantes, photographiées sur l'Île de Noirmoutier, en Vendée.(Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

Elle doit son nom aux particularités de son plumage nuptial : deux très longues plumes sur la nuque et de belles aigrettes sur les épaules et la queue. Une coquetterie qui lui a coûté très cher dans le passé. A la fin du 19ème siècle, l'oiseau avait quasiment été exterminé de notre pays pour les besoins de l'industrie chapelière, ses magnifiques plumes servant à décorer les chapeaux des dames de l'époque...

Sur la photo, on voit bien l'une des deux longues plumes de la nuque ainsi que les aigrettes couchées sur la queue de l'oiseau. (Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

Sur la photo, on voit bien l'une des deux longues plumes de la nuque ainsi que les aigrettes couchées sur la queue de l'oiseau. (Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

Fort heureusement, dès le début du 20ème siècle, l’espèce s'est progressivement réinstallée en Camargue, puis n'a cessé de coloniser le Sud et l' Ouest de la France. Aujourd'hui, on peut considérer qu'elle est commune dans son aire de répartition, d'autant qu'elle y hiverne volontiers.

L'indispensable entretien de ce merveilleux plumage...(Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

L'indispensable entretien de ce merveilleux plumage...(Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

Sous nos latitudes, elle peut aisément être confondue avec une autre espèce d'oiseau : le héron gardeboeufs. Mais la différenciation n'est pas très compliquée. L'aigrette a un grand cou sinueux et un bec noir, le gardeboeufs a un bec jaune et son cou est bref, ce qui lui donne un aspect plus trapu.

Le héron gardeboeufs a un bec jaune et un aspect trapu. (Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

Le héron gardeboeufs a un bec jaune et un aspect trapu. (Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

En période de reproduction d'autres critères permettent de compléter l'identification : l'aigrette possède sur la nuque ces deux fameuses longues plumes et elle a les pattes noires (avec des doigts jaunes, mais ce détail est rarement visible...). Le gardeboeufs a les pattes jaunes et son plumage se teinte de nuances orangées sur la tête et la poitrine.

(Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

(Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

Un bec noir, des pattes noires avec des doigts jaunes, pas de doute c'est une aigrette garzette. (Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

Un bec noir, des pattes noires avec des doigts jaunes, pas de doute c'est une aigrette garzette. (Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

Le bien nommé gardeboeufs accompagne souvent le bétail dans les pâturages tandis que l'aigrette s'observe plutôt au bord de l'eau, dans les fossés, les canaux ou sur l'estran. Elle s'y nourrit de poissons, de crustacés, d'amphibiens, de mollusques et de toutes autres sources de protéines disponibles.

Elle niche en colonie (donnant naissance à seulement une portée d'oisillons par an) dans une héronnière, parfois en compagnie d'autres espèces d'oiseaux. 

Après la période de reproduction, il lui arrive fréquemment de rester en petit groupe errant dans les marais en quête de de nourriture et de tranquillité. En essayant de photographier ces rassemblements post-nuptiaux, j'ai assisté a un comportement remarquable. Je vous raconte...

Rassemblement post-nuptial d'aigrettes garzettes. (Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

Rassemblement post-nuptial d'aigrettes garzettes. (Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

C'était il y a une trentaine d'années, en Vendée, alors que j'observais les oiseaux dans la Baie de l'Aiguillon, par une fraîche matinée d'automne. Le jour se levait à peine, la mer montait doucement dans la Baie et un groupe d'une quinzaine d'aigrettes se tenait au bord des flots, sur une petite plage de vase, attendant patiemment que les premiers rayons du soleil réchauffent leur plumage immaculé. J'étais vraiment frustré d'être caché trop loin pour pouvoir les photographier, d'autant qu'une fois le jour levé, elles ont commencé à s’agiter, à se voler dans les plumes, à se pincer violemment et se courir après, en poussant les ignobles cris rauques qui les caractérisent. Dans cette lumière crépusculaire et face à la mer, le spectacle était féerique et a longtemps hanté mon imaginaire de photographe animalier.

Les années suivantes, je suis retourné sur les lieux et j'ai pu constater que ces combats pendant les rassemblements post nuptiaux étaient relativement fréquents mais jamais je n'ai eu l'opportunité de les photographier, Jusqu'à très récemment...

 

Cela s'est passé en octobre dernier, à l'autre extrémité du littoral vendéen, dans la Baie de Bourgneuf, près du passage du Gois. La marée était basse et le soleil voilé, donc pas de lumière crépusculaire ni de jolie vague pour mes prochaines photos, mes tant pis, j'étais super content car nous venions de tomber sur un de ces groupes d'aigrettes en mode combat.

Deux individus se toisent nerveusement, la bagarre va commencer! (Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

Deux individus se toisent nerveusement, la bagarre va commencer! (Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

Nous avons escaladé la digue et réussi à les approcher sans qu'elles ne s’inquiètent. Cet après midi là, j'avais eu la bonne idée de trimballer mon matériel lourd, un téléobjectif Sigma 150-600 mm « sport », monté sur un le reflex canon Eos 7D Mark II. Autrement dit, je disposais d'un 960 mm, outil idéal pour leur tirer le portrait sans les déranger, et je ne m'en suis pas privé...

(Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

(Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

(Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

(Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

Pendant environ une heure et demi, nous les avons abondamment mitraillées. J'aime autant vous dire que, vue la violence des combats, il y a eu pas mal de photos ratées.

Et quelques très belles images. A vous de juger...

(Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

(Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

(Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

(Photo: Gérald OZIEL. Copie interdite.)

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